Forest VS City
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Free ! Yeah I'm Free ! ► Hypnos.

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MessageSujet: Free ! Yeah I'm Free ! ► Hypnos. Mar 28 Juil - 20:23


Free ! Yeah I'm Free !
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Le soleil s'élevait dans le ciel. Quelle belle merde celui-là ! me grognais-je, il est toujours le premier réveillé et il ne se retient pas de réveiller les autres. Je soupire devant l'absurdité de mes paroles avant de m'étirer et de m'extirper de la tanière des guerriers non sans écraser une ou deux queues. Quelques jurons sont lancés mais je riposte d'un grognement. Après tout, je n'ai rien fait. Je me tire hors de la tanière avant de jeter un coup d'oeil à l'entrée de la tanière du chef. Personne. Vers la tanière du guérisseur. Personne. Je ferme les yeux et je compte. Un. Deux. Trois. Je les rouvre, rien n'a changé. Je ronronne satisfait avant de me diriger vers le tas de gibier pour prendre un des prises sur le sommet et de me caler à l'ombre sous le promontoire pour la dévorer.

Une fois ma proie terminée, je me redresse et entame une brève toilette avant de me diriger vers la sortie en abandonnant le cadavre rongé au milieu de la forêt. Je traîne des pattes dans les bois, je me sens étouffé dans ce territoire, je me demande qui a eu la stupide idée de cet alliance. Quoiqu'on me dise de toute manière il fallait toujours que je remette tout en question. Cela me jouait parfois des tords, d'autre non. Après tout je m'en fiche de ce que pense les autres. Je soupire avec amertume lorsque j'arrive dans la lande. Je regarde au loin et je vois les territoires mal famés du Clan des Poissons. Ils sont stupides ceux là. Tous idiots. Tous inutile.

Un craquement retentit derrière moi. Je suis juste à côté de notre frontière. Je fais volte face en grondant quelque peu surpris – et non apeuré – par ce bruit de bois cassé. Devant moi se tient un chat blanc comme la lune, les contrastes de nos pelages doivent être belle à voir. Je secoue la tête avant de gronder d'un ton méfiant :

« — Qui es-tu ? Et que fais-tu ici ? »

Je grogne, les crocs à découverts. Je n'ai pas l'habitude d'être tendre avec les solitaires qui rodent autour de nos frontières. Après tout nous sommes chez nous et ils ont rien à faire. Je respire doucement et me calme rapidement, laissant retomber les poils de mon échine jusqu'alors hérissés, rentrant les griffes et rabaissant mes babines.

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MessageSujet: Re: Free ! Yeah I'm Free ! ► Hypnos. Mer 29 Juil - 11:04



Cette journée n'avait décidément rien pour être joyeuse. Hypnos soupira, las, terriblement las de son quotidien. Ce n'était pas l'absence de l'absence mouvement qui torturait autant ses nerfs, le mouvement, il n'en manquait pas. Autant das sa tête qu'auteur de lui, ses pensées se confondaient toujours avec la réalité, ce n'était plus une nouveauté. Il avait juste simplement prit conscience de la tourmente qui l'habitait.Tout bougeait même trop vite, les paysages, les corps. Cette vie était une vie de course, une course contre la mort et contre les autres. Mais il ne fuyait pas la mort. Il courait dans ses bras, l'embrassait, devenait elle. Si ils incarnaient des démons au service de Lucifer, ce n'était pas le repos éternel qui les attendait. Oh non. Il était tombé dans l'enfer de Dante. Il ne se reposait pas, il était toujours actif, il y avait toujours quelque chose à faire, un endroit où aller. Même dans le silence de la nuit et la chaleur des rêves. Même quand il dormait ce n'était que d'un oeil. Dans un endroit qui respire la mort, le sommeil n'est jamais signe de salut. Quel que soit le point de vue. La perspective d'un jour nouveau ensoleillé où les oiseaux chantaient était loin de le réjouir. Qu'allait-il faire encore ? Chasser des chats qui cherchaient à manger ? Les tuer ? Il n'avait pas vraiment le choix. Parfois il détestait vraiment cette vie. Il détestait surtout celle qui l'avait mené jusqu'à ce destin.

Hypnos n'avait rien contre les femelles. Il respectait la gente féminine mais n'était pas attiré par sa présence, tout l'amour qu'il avait reçu de leur part n'avait été que mensonge. Loin d'être misogyne, il était tout simplement indifférent à leurs charmes, mais bien conscient de celui qu'il leur faisait. Combien de fois avait-il gentiment séduit ces petites demoiselles ? Simplement pas plaisir ? Car après tout, il fallait bien se faire plaisir dans la vie. Il riait. Il riait toujours de la façon dont elle tombait dans le piège. Il aimait voir l'espoir allumer leurs yeux, un espoir qui n'avait pas sa place dans leurs yeux, pas sa place dans leur esprit corrompus par le sang. Leur propre piège. Oui. C'était profondément hilarant. Et cruel. Il n'en avait vraiment que faire. A force d'avoir été déçu il n'avait finalement plus aucune morale. La tribu même  laquelle il appartenait avait une morale qui le dépassait. Sa vie ne lui avait jamais appartenu, à quoi bon chercher à la prendre en main ? A quoi bon courir après le futur ? Tout vient à qui sait atteindre. Et il allait attendre, que tout vienne, que les choses viennent à lui car il se fichait de demain. Rien n'avait d'importance. Le temps n'était qu'un prétexte et étrangement il se fichait de sa présence. Qu'il survive deux jours d'affilés au vingt lunes, ça ne changeait pas la donne. En rien ça ne changeait qu'ils étaient des sanguinaires et qu’après lui, qu'après eux il y en aurait d'autres. Ici le temps n'a plus d'influence, pas plus que l'amour. La seule chose qui fait penser la balance c'est la force.

Revenir sur les terres de son enfance provoquait toujours en lui un sentiment qu'il n'arrivait pas à comprendre ni même à décrire. Les sentiments étaient des chimères qu'il peinait à pourchasser et apprivoiser. Et pourtant. C'était ironique. Mais il comprenait ces choses, les toléraient, était fasciné par leurs présences. Il appréciait de les déceler chez les autres et de les aider à les contrôler. Mais, lui, était incapable de maîtriser celles qui l'habitaient. Il avait toujours était en proie à son instinct, si bien que sa raison n'avait plus grand contrôle sur ses sentiments. Tout partait de son impulsivité, de ce la première pensée qui traverserait son esprit. Une tactique dangereuse, qui n'en était pas une. C'était un mauvais plis. Mais néanmoins nécessaire pour sa survie auprès d'un groupe des chats qui semblait ne tolérer aucune pitié. Faire des sentiments, c'était accepter que la pitié pouvait vous traverser et changer vos idées. Comme Conséquences l'avait fait elle le laissant vivre. Encore aujourd'hui il ne savait pas s'il devait lui être redevable de quoi que ce soit ou la haïr pour ne pas avoir mit fin à l'enfer qu"était devenu sa vie lors de leur première rencontre. Il dépassa le vieux saule rapidement, ne se souciant pas de la chaleur du soleil qui embrasait sa fourrure. Il avait besoin d'être sur d'une chose. Il n'était pas le seul chat. Sa mère avait menti, Jupiter avait menti.  Il avait souvent entendu des chats de la Horde parler des chats des "clans". Il n'avaient pas été détruits. Non. Ils s'étaient alliés. Il n'avait aucune idée de la raison pour laquelle Jupiter n'avait pas suivi le troupeau. Mais il s'en fichait. Le plus important, c'était d'avoir le cœur net sur leur existence. Il marqua à plusieurs reprises des coups de griffes dans les troncs d'arbres pour retrouver son chemin, quand une odeur qu'il ne connaissait pas parvint à ses narines. Les voilas. Les chats des clans.  

« Qui es-tu ? Et que fais-tu ici ? »

C'était un mâle aux yeux aussi céruléen que les siens. Des beaux yeux. Réellement.  Ses moustaches frémirent d'admiration, ces guerriers étaient différent de ceux qu'il connaissait dans la Horde. Lui,il ne portait des colliers ni des griffes renforcées. Ils étaient.. normaux ? Peut-être qu'il était le seul à ne pas avoir de parure. Il avait tant de question à lui poser ! Ces chats ressemblaient à des errants, des chats sans accroche...Comme des solitaire. Mais avec beaucoup plus de prestance. Hypnos était admiratif. Le pelage d'encre du guerrier et le sien, blanc comme la lune - si on omettait des traces de sang qu'il n'avait pas nettoyé- formaient un bien drôle paradoxe. La forêt qui rencontre la ville. Le blanc qui rencontre le noir. Le bien qui rencontre le mal. Cette situation était risible, mais d'un rire nerveux. Un ange et un démon qui se rencontre, mais à qui on aurait inversé les costumes.

« Vous êtes un chat de clan c'est ça ? Je n'arrive pas y à croire...Alors vous existez...Pour de vrai ! On m'a toujours dit que vous étiez mort. Ahah. Je savais qu'elle avait tort. Je suis tellement heureux de faire votre rencontre. Mais, un peu de politesse voyons. Je m'appelle Hypnos et je ne fais rien de particulier. Je viens juste vérifier que mes descendants sont bien des êtes de chairs et de sang. »

Innocent. Tellement. D'un calme contrôlé. Il sentait qu'il ne devait pas être là. Mais que pouvait-il lui arriver ? Il avait affronté bien pire. Hypnos se rapprocha du guerrier et entreprit de le contourner. Il tournait autour de lui, cherchant à ancrer dans ma mémoire, imprimer l'image de ces guerriers dans ses yeux.

« Alors comme ça vous êtres un chat de... clan c'est ça ? Wouah. J'arrive pas y croire. Vous n'avez pas de colliers ? Comment faites-vous pour vous battre ? Et pour recruter vos disciples ? Je suis tellement curieux de connaître vos coutumes ! »
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MessageSujet: Re: Free ! Yeah I'm Free ! ► Hypnos. Mer 29 Juil - 13:40


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Ce matou était élégant, je ne peux le cacher. Il fait un nouveau pas vers moi et je gronde, l'échine hérissée pour lui faire comprendre qu'il n'est absolument pas le bienvenu ici. Il s'approche encore, bien trop prêt à mon goût. Mes griffes se plantent dans la terre meuble, si il fait un pas de plus ce sera dans sa fourrure. Son regard azur est particulier, il me semble différent des autres. Il n'appartient pas au Clan des Oiseaux ni celui des Poissons apparemment. Il passe la frontière l'air de rien et commence à me tourner autour se questionnant sans doute sur mes origines. C'est donc tout naturellement qu'il s'arrête, sur nos terres et qu'il me demande d'un ton enjoué, joyeux :

« — Vous êtes un chat de clan c'est ça ? Je n'arrive pas y à croire... Alors vous existez... Pour de vrai ! On m'a toujours dit que vous étiez mort. Ah ah. Je savais qu'elle avait tort. Je suis tellement heureux de faire votre rencontre. Mais, un peu de politesse voyons. Je m'appelle Hypnos et je ne fais rien de particulier. Je viens juste vérifier que mes descendants sont bien des êtes de chairs et de sang. »

Il continuait sa ronde autour de moi, comme charnelle. Je grognais de plus en plus fort, mes griffes toujours plantées dans le sol. Je feule et crache à l'intention de ce matou blanc comme la lune. Il ne comprend pas. Je sais, je ne suis pas idiot mais qu'il ne compte pas sur moi pour lui apprendre tout ça. Je me prépare à lui bondir dessus, les muscles déjà tendus. Hypnos, il était bel et bien pas des Clans. Sans doute un stupide domestique encore ! C'est qui elle d'abord ? Je secoue la tête, qu'est-ce que j'en ai à foutre après tout ? Je ne semble pas l'impressionner du tout.

« — Alors comme ça vous êtres un chat de ... clan c'est ça ? Wouah. J'arrive pas y croire. Vous n'avez pas de colliers ? Comment faites-vous pour vous battre ? Et pour recruter vos disciples ? Je suis tellement curieux de connaître vos coutumes ! »

Des colliers ? C'est truc hideux que les sans fourrures donnent aux chats domestiques. Je gronde, il s'agit bel et bien d'un stupide domestique. Lorsque les frontières de mon clan je me montre très offensif avec les ennemis sans doute à cause de mon passé alors que techniquement j'ai un tempérament plutôt calme. Je m'assois et me calme un instant avant de miauler d'un ton plutôt poli :

« — Bon. Écoutes moi, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Déjà de un tu vas dégager de notre territoire et te placer de l'autre côté de notre frontière. Soit, ici, dis-je en pointant la ligne de marquage du bout de la queue.»

Mon échine est retombée et je reprends mon comportement plus habituel, plus commun au autre. Je n'ai pas envie de lui taper la discute à celui là. Je demandais uniquement à être seul et à me balader tranquillement sur la lande. Pourquoi cette idiot est-il venu tout gâcher ? Je lâche un ronron. Son innocence me fait penser un peu à un jeune chaton. Je soupire et me détends un peu avant de lui miauler :

« — Oui je suis un chat de clan. Bien sur qu'on existe, nous ne sommes pas des légendes à dormir debout ah ah. Personnellement j'appartiens au Clan des Oiseaux issu de l'alliance de deux anciens Clans. Je me nomme Panthère Noire, enchanté Hypnos. Et pour les colliers cela est réservé à ces crétins de chats domestiques. Ce n'est pas très pratique pour combattre d'avoir une chose qui pend de son cou. »

Et puis zut, je le trouvais vraiment adorable. Tant d'innocence, je ne pensais pas que cela pouvait être possible à cet âge. Je ronronne et ramène ma queue contre mes pattes avant en me tenant droit. Un. Deux. Trois. Un silence c'est légèrement installé. Je soupire et lève les yeux au ciel en comprenant qu'il attend une réponse.

« —  Pour nous battre et bien, nous apprenons des techniques martiales plutôt complexes pour certaines dans le but de nous défendre en cas d'offensive de chats solitaires ou de l'autre Clan. Et nos disciples comme tu le dis sont nos propres chatons. A partir de leurs 6 lunes ils deviennent apprentis et ont un mentor qui va leur apprendre à survivre seul soit à se battre et à chasser. »

J'incline légèrement la tête une fois ceci terminé. Ce matou me fait penser à moi, beaucoup plus jeune sauf qu'en réponse à ma curiosité je n'avais que des coups. Uniquement de cela. Je soupire et baisse les yeux en pensant à ça.

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MessageSujet: Re: Free ! Yeah I'm Free ! ► Hypnos. Jeu 30 Juil - 11:32



show me how to be whole again.
Il avait conscience de ne pas être le plus intelligent des chats et bel et bien conscience que ses connaissances se limitaient pour l'instant à des superstitions que sa mère n'avait fait que lui transmettre en prenant soin de transformer ce qui pourrait affûter son esprit. Élevé, fait pour l'ignorance. Mais avide de savoir. Peu lui importait de savoir d'où venait toutes les bêtises qu'on lui avait raconté. Il savait simplement que la moitié de sa vie n'était que supposition et théorique. Peut-être. Peut-être pas. Jamais de concret. Le monde n'est pas concret. Il n'était plus sur de rien - l'avait-il déjà été ?; tout ce qu'il connaissait semblait n'être qu'un tissu de mensonge et démêler le vrai du faux était bien plus qu'une épreuve. C'était une peine perdue. Et il n'avait pas, plus,  la volonté d'affronter toute ces choses. De toute façon ça n'allait pas lui servir, franchement, non. Il pouvait bien la trouver, cette vérité, qu'est-ce que ça pourrait bien changer ? Il se contente bien de sa vie actuelle qui se résume à dévaster des familles et remplir le vendre d'une horde aussi dangereuse que dénuée de morale. Mais c'était son monde, la place qui lui avait été faite dans cet univers. Alors pourquoi partir ? Pourquoi vouloir trahir ceux qui lui permettait de vivre ? Ceux qui lui donnait un but ? Peut-être  que ce  but était mal. Il n'avait plus rien à faire de tout ça. Personne ne viendrait le plaindre, personne ne viendrait le blâmer non plus. Et si cela devait arriver, il trouverait bien quelque chose pour se défendre. Sûr de ses acquis ? Non. Réaliste. Cruellement et définitivement trop réaliste. Il s'étonnait lui-même de pouvoir encore dormir la nuit, rêver et imaginer un univers où tout est déjà plus rose. Quoiqu'il y a assez de "magenta" dans sa vie. une nuance, comme une autre.
C'était son monde. Point. Et il venait d'entrer dans un autre.
Différent.

L'ennemi réagit comme un ennemi. Digne d'un ennemi. Un ennemi. Dans son tout ses stéréotypes et sa grâce. Il allait être son adversaire, qui sait, ou il allait répondre à ses questions. Pour l'instant il s'imposait. Contrôlait. Hypnos ne courba pas l'échine, il se contenta de garder son calme face à l’agressivité de ce chats. Ce n'était pas la même que celle de la Horde, elle était moins impulsive. Une agressivité douce. Quelle connerie. Ses gens avaient ce que l'on appelle "l'honneur" "la retenue". Ils pensent avant d'agir et agissent selon des règles précises. Comment le savait-il ? Si ce n'était pas le cas, ne serait-il pas déjà mort ? A moins de se tromper, il se trouvait bien face à une communauté organisée. Un peu comme la Horde. Un peu. Un peu parce que eux n'avaient pas l'air de bouffer le premier venu dans aucune raison. Si ce n'est celle du plus fort. Il feulait et crachait. Charmant. Il n'allait pas s'en plaindre, il n'allait pas non plus lui dire qu'un peu de politesse lui aurait fait plaisir. Pourquoi se soucier de la politesse ? Il n'est pas chez lui, il n'a pas ses cartes, il doit faire avec. Caresser l'autre dans le bon sens du poil. Oh, son poil devait vraiment être doux. Oui. Il avait envie de le caresser et pas uniquement  passer ses griffes dans sa colonne et goûter son sang. Le caresser comme il caressait sa mère. Il réagissait toujours de la même façon face à une figure qui pourrait être paternelle. Il manquait d'amour, d'attention. Il manquait de tout. Et de rien. Perdu, incertain. Il n'était à sa place que lorsque qu'il s’oubliait dans le crime et la souillure.

« — Bon. Écoutes moi, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Déjà de un tu vas dégager de notre territoire et te placer de l'autre côté de notre frontière. Soit, ici.» Il désigna un carré d'herbe avec sa queue. Territoire. Alors comme ca les gens de la forêt en avait un. Intéressant. Hypnos hésita. L'écouter ou rester ? C'était se soumettre. Mais en même temps, le respect était un point important. Ce n'est pas ce que la Horde voudrait. Et il doit penser comme la Horde. Chacun pour soit, dans une même unité. Paradoxal. Encore. Il ne bougea pas. Il n'allait pas baisser la tête, baisser les yeux. Il allait rester où il était. De toute façon, il n'avait rien à perdre, il savait se perdre et ce n'était surement pas dans l’intérêt de son interlocuteur d'aller se blesser inutilement. « — Oui je suis un chat de clan. Bien sur qu'on existe, nous ne sommes pas des légendes à dormir debout ah ah. Personnellement j'appartiens au Clan des Oiseaux issu de l'alliance de deux anciens Clans. Je me nomme Panthère Noire, enchanté Hypnos. Et pour les colliers cela est réservé à ces crétins de chats domestiques. Ce n'est pas très pratique pour combattre d'avoir une chose qui pend de son cou. » Hypnos perdit son sourire. Il était comparé à un... un domestique ?! Sa fourrure s'hérissa. Oh non. Son collier n'était pas celui d'un domestique. Oh non. Non. Ils tuaient les domestiques, ceux qui décidaient de passer leur vie avec des deux-pattes, ceux qui avaient choisis la facilité plutôt que de vivre une vie. La Horde les chassait, les traquait. Ces êtres devaient être détruits. Cette race anéantie. Elle pourrissait la puissance féline. Leur donnait une mauvaise image. La preuve ! A cause de ces bons à rien, il n'était pas prit au sérieux. La Horde elle même n'était pas prise au sérieux. Si ce n'est que lui encore... Mais non. C'était sa famille. Tout ce qu'il avait eu.  La colère commençait à envahir ses muscles. Comment cette personne pouvait-elle le juger ? De quel droit ? Il aurait aimé lui cracher au visage toute la haine qu'il ressentait à cette instant. Panthère Noire, c'est ça ?  Il risquait de n'avoir plus de noir que le nom. Il insultait la Horde. Il ne savait pas quel diable il était allé tenter. Il ne fallait pas les prendre pour des chatons. Facile de juger leurs méthodes. On pouvait très bien faire de même avec ces fameux clans. Il détestait ça. Dommage que le premier contact avec la forêt soit aussi dur à supporter. Au moins, il pouvait se réjouir d'une chose. Sa mère n'avait pas totalement menti. « —  Pour nous battre et bien, nous apprenons des techniques martiales plutôt complexes pour certaines dans le but de nous défendre en cas d'offensive de chats solitaires ou de l'autre Clan. Et nos disciples comme tu le dis sont nos propres chatons. A partir de leurs 6 lunes ils deviennent apprentis et ont un mentor qui va leur apprendre à survivre seul soit à se battre et à chasser. »

L'honneur. Il ne s'était pas trompé. Ces gens avaient une morale. Des manières. Il entraînaient leurs enfants jusqu'à ce qu'il soit vraiment prêt. Ils respectaient. C'était un mentor. Ainsi  père et mère jouaient leur rôles. Un chaton avait le droit d'avoir un enseignement de la part des deux figures. C'était différent. Tout lui semblait de plus en plus différent. Effrayant. Il ne savait pas si cette vie pourrait lui plaire. Même s'il ne quitterait jamais la Horde. Quitter la Horde, c'était se condamner à mort. Il n'avait pas spécialement envie de mourir. Bien que sa vie lui importait peu. Il s'en fichait totalement. Il était vivant ? Tant mieux. Mort ? Dommage. Ils étaient donc deux clans qui visiblement étaient en rivalité. Pourquoi ? Surement des soucis entre les deux chefs. Ou alors c'était plus...profond. Si il pouvait croire sa mère, alors  ces meneurs avaient neufs vies, alors ces chats...vivaient autrement. Elle avait raison jusque là. Peut-être pouvait-il la croire. Il ne demanderait pas confirmation. De toute façon. Il allait pour une fois croire en ce qu'il savait. « J'avais besoin d'en avoir le coeur net, depuis que je suis né, mais vie n'a été qu'un tissu de mensonge. Je ne savais jusqu'à présent pas si je devais croire cette légende. J'ai maintenant la certitude que je le peux. Cependant, une chose m'échappe. Pourquoi vous entre-tuer quand vous pourriez former une seule et même unité ? » Ce n'était pas tellement innocent. C'était stratégique. Son âme de stratège et de combattant reprenait le dessus. Ou peut-être voulait t-il simplement tout critiquer ? Il dressa ses oreilles sur son crâne et essaye de garder son calme, le plus possible. Mais c'était dur. Vraiment. « Je n'aime pas être comparé à ces chats qui ne servent à rien à part voler nos ressources. Et encore, ils se contentent souvent de paté. J'appartiens aussi à une tribu et nos colliers ne sont pas envahissants. Je doute fortement qu'une dent de chien aiguisée ne serve à rien. Bien au contraire. Vous critiquez bien vite nos manières. Vous êtes hargneux sans raison... c'est donc ça un chat de la forêt ? Je préfère encore mes compagnons, même s'ils ont souvent la sale manie de s’entre tuer.. soit. Nous ne jugeons pas dans le vide. Sans connaître. C'est bien pour ça sans doute que vous êtes deux clans. Vous ne pouvez pas décider de ce qui doit être fait vous être... réfléchis. Indépendant. Vous jugez le bien et le mal. Au fond je vous envie, vous avez le choix. Mais regardez ce que choisir à fait de vous. » Il n'était pas aussi froid qu'il le voulait. Un soupçon d'ironie se glissait dans ses paroles et au final. C'était plus amical et moqueur que méchant. Lui même se critiquait.
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